ETUDE PREALABLE A LA MISE EN PLACE DU LABEL
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Etude préparée par Hala Kallas | ||||||||||||||
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Septembre 2002 | ||||||||||||||
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Ce
document a été réalisé avec l'assistance financière
de la Commission européenne. Les points de vue qui y sont exposés
reflètent l'opinion de la Chambre des Beaux Arts de Méditerranée,
et de ce fait ne représentent en aucun cas le point de vue officiel de
la Commission européenne." | ||||||||||||||
INTRODUCTION
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Dans le cadre de "PRODECOM", projet qui a pour objectif la mise en valeur et la préservation du patrimoine et des liens culturels entre l'Europe et la Méditerranée, la Chambre des Beaux-Arts de Méditerranée souhaite mettre en place un label "produit culturel de développement®" pour les produits issus de l'artisanat. Cette notion de "produit culturel de développement®" a été introduite par la Chambre des Beaux-Arts dès 1994 et a été par la suite entérinée lors du Forum interrégional "Femmes des deux Rives" qui a eu lieu à Amman en novembre 2000 et au Forum Civil Euromed de Marseille de 2000. Le but du label est ainsi de promouvoir la dimension culturelle du développement. La culture reste en effet le parent pauvre dans le processus de développement, la Chambre des Beaux-Arts de Méditerranée uvre pour le renforcement de la dimension culturelle du développement en tant que facteur de développement socio-économique. En effet, l'action culturelle occupe un rôle croissant dans le cadre de la coopération au développement en tant que facteur par excellence de meilleure compréhension et de rapprochement entre les peuples. Par ailleurs, l'émergence de l'économie culturelle et solidaire, liée notamment aux instruments dits de micro-finance et au commerce équitable, a considérablement modifié les paramètres du développement durable et de l'autonomisation des groupes cibles concernés . La spécificité du secteur artisanal vient du fait que l'artisanat fait partie du patrimoine culturel d'un pays, en exerçant son art, l'artisan transmet son héritage culturel et en assure ainsi la préservation. Le label apposé à ces produits parce qu'ils répondent à des critères sociaux mais aussi qualitatifs ouvrira des débouchés qui vont engendrer des revenus à l'artisan ce qui va lui permettre d'assurer la pérennité de son patrimoine culturel : le label devient ainsi un outil de développement culturel. Le secteur artisanal ne peut que s'en retrouver renforcé en tant qu'activité économique rentable qui participe au développement du pays. Cette action de promotion de la dimension culturelle du développement de la Chambre des Beaux-Arts rejoint les objectifs de l'UNESCO qui a initié dès les années 60 un processus de réflexion sur la question de savoir comment les politiques culturelles pourraient être intégrées dans les stratégies de développement. Plusieurs conférences intergouvernementales s'en sont suivies puis l'UNESCO a conçu l'idée de la Décennie mondiale pour le développement culturel (1988-1997). La réalisation finale de cette décennie a été la création et le rapport de la Commission mondiale indépendante de la culture et du développement. Le chapitre 7 de ce rapport est intitulé " Le patrimoine culturel au service du développement ". La Commission a par ailleurs élaboré un " Agenda International " qui inclut 10 initiatives visant à mobiliser les énergies et à encourager l'engagement de tous.
Le label est une marque spéciale créée et apposée
sur un produit destiné à la vente pour en certifier : L'intérêt de la création d'un label dans le cadre du projet PRODECOM est qu'il n'existe pas de label dans le secteur artisanal en Europe. Le seul label destiné aux produits artisanaux a été créé en Asie avec la collaboration de l'UNESCO ; il s'agit du " Seal of Excellence " . Le but de cette étude est de fournir les éléments nécessaires pour la mise en place du label "produit culturel de développement®". Nous allons pour cela exposer dans un premier temps la notion de label (I) avant d'aborder la définition des critères du label " produit culturel de développement " (II), puis nous nous intéresserons au circuit de commercialisation des produits portant ce label (III). |
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PREMIERE PARTIE
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Afin de déterminer dans quel cadre s'inscrit notre démarche
de mise en place du label " produit culturel de développement
", il convient de définir la notion de label.
La labellisation peut prendre deux formes : elle peut s'appliquer soit
à un produit, soit à une entreprise. a. Label entreprise Le label "entreprise " est un label attribué à
une société. Citons ainsi par exemple le label " STEP
". Ce label est intéressant car il concerne des tapis provenant
d'Orient.
Le label produit n'est pas attribué à une structure mais directement à un produit. Le label peut être attribué à un produit alimentaire, à un produit issu de l'artisanat ou tout autre produit. On peut par exemple citer des labels dans le domaine alimentaire : le label " AB " pour les produits issus de l'agriculture biologique, le label " Max Havelaar " pour les produits qui répondent aux critères du commerce équitable. Dans le secteur financier, le label " Finansol ", label d'épargne solidaire existe depuis 1997. Finansol est un collectif associatif réunissant la plupart des acteurs français des finances solidaires . Le label Finansol vise à donner une garantie de transparence, d' éthique et de solidarité aux produits d'épargne qu'il distingue. En 2002, Finansol compte 27 produits labellisés. Même si les labels ne concernent pas uniquement l'économie
solidaire et culturelle, ces domaines constituent néanmoins le
domaine de prédilection de développement de label. Le label vise à donner une information sur le produit, information
qui le distingue d'un autre produit. Le label reflète la sélection
de certains critères. Nous prendrons pour exemple le label de commerce
équitable (a) et le label social (b). a. Le label de commerce équitable La présentation du commerce équitable est intéressante non seulement car il s'agit d'un mouvement en expansion mais surtout car les produits artisanaux sont à l'origine des premiers magasins de commerce équitable.
Le commerce équitable est un concept né dans les années 60. Basé sur le concept de l'échange et non de l'assistance (le fameux appel au " Trade not aid " lancé en 1964 par les pays du Tiers Monde lors de la Conférence de la CNUCED), le commerce équitable se présente comme une alternative au système du "tout marché" qui régit nos sociétés actuelles. Le concept de commerce équitable vient du constat que les échanges internationaux s'effectuent au désavantage des petits producteurs de matières premières. Le commerce équitable vise à équilibrer les échanges commerciaux entre les petits producteurs du Sud et les consommateurs du Nord. A la logique de profit maximal, le commerce équitable préfère l'alternative d'une économie solidaire c'est à dire un commerce qui assure aux producteurs un revenu décent. Ainsi l'objectif du commerce équitable est de promouvoir un développement durable. Il n'existe pas de cadre juridique du commerce équitable, le commerce équitable se définit par le respect de certains critères. Parmi les quelques grands principes du commerce équitable figurent
:
En France, la Plate-forme pour le Commerce Equitable (PFCE) est l'organisme national de représentation des acteurs du commerce équitable. Cette Plate-forme a organisé du 2 au 20 mai 2002 la " Quinzaine du commerce équitable", campagne d'information et de sensibilisation destinée notamment au grand public. En 2000, le commerce équitable et ses quelque 3 600 points de vente en France ont généré un chiffre d'affaires de 60 millions de francs (9,14 millions d'euros) : 25 millions de francs pour les boutiques spécialisées et surtout, signe prometteur pour le développement du marché, 35 millions de francs générés par les réseaux de grande distribution. Si c'est cinq fois plus qu'il y a deux ans, c'est faible face aux 1,8 milliard de francs (274 millions d'euros) de chiffre d'affaires engrangé en Europe en 2000. Loin derrière la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Suisse et les Pays-Bas, la France fait donc encore figure de lanterne rouge de l'Europe équitable. Selon une enquête Ipsos commandée par la Plate-forme pour le commerce équitable, 9% des Français seulement avaient entendu parler du commerce équitable en octobre 2000 ; un an plus tard, ils étaient 24%. Cependant cette prise de conscience a du mal à se concrétiser en achats : parmi les sondés, 15% seulement déclarent avec certitude avoir acheté un produit équitable, souvent des produits alimentaires (pour 76% des acheteurs certains et plus particulièrement du café pour 62% d'entre eux), des objets de décoration (18%), des produits artisanaux (15%). Pour la moitié des acheteurs, les achats ont été effectués en boutiques spécialisées et pour 47% en grande surface, et seulement pour 2% par Internet. Enfin, signe encourageant, 47% des personnes interrogées seraient motivées à acheter équitable si elles étaient mieux informées sur ce type de commerce, et 46% si l'identification du produit équitable était plus aisée. En clair : si elles étaient sûres d'acheter vraiment équitable. La création d'un label équitable, promise par Guy Hascoët,
ancien Secrétaire d'État à l'économie solidaire,
d'ici 2002 avec une norme de type ISO certifiant les produits de cette
filière, empêcherait la mise sur le marché d'ersatz
de produits équitables.
Il existe aujourd'hui trois labels de commerce équitable qui se sont répartis les marchés nationaux européens : - Fair Trade Mark : pour l'Irlande et le Royaume-Uni. Max Havelaar est une ONG née en 1988 aux Pays-Bas qui a créé le label du même nom. Le label Max Havelaar authentifie qu'un produit répond aux normes du commerce équitable. Max Havelaar n'intervient pas dans la commercialisation des produits. L'objectif de l'association est de soutenir les producteurs les plus défavorisés des pays du Sud par des pratiques commerciales plus équitables en assurant aux petits producteurs un prix décent pour leur récolte, en améliorant les conditions de travail. Le café été choisi comme produit phare, bénéficiant du label en premier, car c'est le produit alimentaire le plus échangé dans le monde. Le label a ensuite été étendu à d'autres aliments : thé, cacao, miel, sucre, bananes et jus d'orange. - Transfair : pour l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie et le Luxembourg,
le Canada et le Japon.
Le Secrétariat d'Etat à l'Economie solidaire (SEES) prépare un projet de loi-cadre relatif à l'économie solidaire. Dans le cadre de cette loi, un label de commerce équitable est prévu. Objectif : Donner une visibilité particulière, notamment pour le consommateur, au commerce équitable et à ses objectifs de justice et d'équilibre dans le commerce international. Distinguer le commerce équitable d'autres démarches où les critères peuvent être beaucoup moins exigeants. Favoriser celui ci. Dispositif : Le label serait en fonction du respect des obligations découlant
d'un cahier des charges : Pourraient demander le label les entreprises qui développent des activités commerciales internationales dont au moins 80% du chiffre d'affaires s'inscrit dans une démarche de développement durable respectueuses des qualités qui marquent " l'économie sociale solidaire ".
Participent ainsi aux négociations des ONG telles que la Plate-forme du Commerce équitable ou Max Havelaar. Notons que les acteurs du commerce équitable sont hostiles à la création d'une telle norme ; ils craignent, entre autres, la récupération d'une telle norme par les grands groupes commerciaux (tel Carrefour ou autre ).
Le collectif " De l'éthique sur l'étiquette " travaille actuellement sur la création d'un label social. Ce label vise à garantir que les conditions de production d'un produit sont compatibles avec les principales conventions de l'Organisation internationale du Travail (OIT) à savoir : interdiction de l'exploitation des enfants et du travail forcé, respect de la liberté syndicale, non discrimination, conditions de travail et de rémunération correctes. Depuis le 27 février 2002, il existe en Belgique une loi " visant à promouvoir la production socialement responsable ". Cette loi crée un label social : elle offre la possibilité à une entreprise de demander pour des produits un label indiquant qu'ils ont été fabriqués en respectant les normes fondamentales du travail de l'OIT. La question du respect des conditions de travail se retrouve également
à l'échelle de l'Union Européenne, le Parlement européen
ayant adopté en 1997 une résolution demandant à la
Commission européenne " d'élaborer une directive rendant
obligatoire l'apposition d'un label social sur les produits textiles,
les chaussures et les tapis, et indiquant que les droits des travailleurs
ont été respectés ".
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DEUXIEME
PARTIE | ||||||||||||||
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La première étape consiste à choisir les critères
du label " produit culturel de développement " ainsi
que mettre en place le système de contrôle visant à
certifier que les produits répondent aux critères. Le cahier de charges doit comprendre les différents critères à respecter pour que le label soit attribué au produit issu de l'artisanat, il sera établi en concertation avec les ONG partenaires qui sont en contact direct avec les artisans. La question de la définition des critères a été discutée lors du séminaire organisé dans le cadre de PRODECOM à Amman du 29 juin au 3 juillet 2002 au cours duquel la Chambre des Beaux-Arts et ses partenaires sont parvenus à un accord. En prenant exemple sur les critères retenus par l'UNESCO et AHPADA, il a été décidé de retenir les critères suivants : (vérifier avec Madame Skarveli) - la qualité
Les critères sont objectivement définis par l'Organisation
Internationale du Travail (OIT). Les normes fondamentales du travail
Il existe dans l'Union européenne un label écologique dit " eco-label " dont l'objectif est la promotion des produits qui peuvent réduire les impacts négatifs sur l'environnement en comparaison avec d'autres produits de la même catégorie. Le label écologique a été créé en
1992 . Ce système permet aux consommateurs d'identifier les produits
respectueux de l'environnement à l'aide du logo représentant
une fleur. Cette démarche est intéressante du point de vue méthodologique : les critères varient selon le type de produit. Nous serons probablement amenés dans le cadre de notre projet à définir des critères différents selon le produit. Nous pourrions aussi nous inspirer des critères retenus par le label écologique européen dans la définition du critère écologique du label " produit culturel de développement ". II. CONTROLE DU RESPECT DES CRITERES
Plusieurs questions se posent concernant les modalités du contrôle : 1. qui va être chargé du contrôle ? Pour garantir l'impartialité, le contrôle doit être effectué par un organe indépendant. Cet organe peut-être un comité ou jury composé de personnalités indépendantes issues du monde culturel. 2. le coût du contrôle Le contrôle va engendrer de nombreux coûts, se pose alors la question du financement de ce contrôle. Il sera demandé aux artisans qui souhaitent que le label leur soit accordé une participation fianncière. 3. étendue du contrôle Le tableau ci-dessous donne un exemple du contrôle exercé par FLO dans le cadre de l'attribution de label. |
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TROISIEME
PARTIE
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L'un des buts du label étant d'obtenir une exonération douanière pour les produits issus de l'artisanat des pays méditerranéens, examinons dans un premier temps quelles les règles régissent les relations commerciales et s'il existe des règles spécifiques aux produits artisanaux (I). Nous nous intéresserons ensuite au mode de commercialisation des produits labellisés (II). I. L'IMPORTATION DES PRODUITS ARTISANAUX
1. Les accords d'association entre l'Union européenne et les pays méditerranéens
![]() Le processus de Barcelone et son concept de partenariat ont suscité
une nouvelle génération d' "Accords euro-méditerranéens
d'Association" (AEMA).
Il faut alors se tourner vers les règles du commerce international pour savoir si les produits issus de l'artisanat bénéficient d'un régime spécial. 2. Les normes du commerce international
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) est l'organisation internationale chargée de réglementer les relations commerciales entre ses Etats membres au moyen d'accord multilatéraux. Accord sur les ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce) . Cet accord a pour but d'intégrer les droits de propriété intellectuelle dans le système de l'OMC. Il ne concerne donc pas la commercialisation des produits mais les droits de propriété intellectuelle sur les produits (droits d'auteur, brevets, )
" L'Accord de Florence (1950) et Protocole de Nairobi (1976) sur l'importation d'objets de caractères éducatif, scientifique ou culturel (convention adoptée sous les auspices de l'UNESCO). L'Accord et le Protocole sont essentiellement destinés à
faciliter l'importation d'objets de caractère éducatif,
scientifique ou culturel. Ils réduisent les obstacles en matière
de tarifs, de taxes, de devises et d'échanges que rencontre la
libre circulation de ces objets, permettant ainsi aux organisations et
aux individus de les obtenir à l'étranger avec moins de
difficulté et à meilleur prix.
La difficulté réside
dans la définition même des produits artisanaux dans le cadre du
SH et dans la détermination de critères pouvant être appliqués
uniformément pour distinguer de tels biens des marchandises similaires
fabriquées par des machines. On a admis comme base pour la discussion la
définition des produits artisanaux adoptée par 44 pays lors du symposium
international spécialisé organisé par le CCI et l'UNESCO
(cité ci-dessus) auquel participa l'OMD. Le CCI a également mis
sur pied et coordonné un Groupe de travail sur la codification douanière
de l'artisanat, constitué d'une sélection d'organisations liées
à l'artisanat du monde entier, dans le dessein de rechercher quels sont
les critères techniques spécifiques aux produits étudiés. Cette avancée est le résultat d'intenses négociations menées par le CCI tout au long de ces trois dernières années et des efforts que les différents secteurs de l'artisanat des pays en développement ont uni durablement, le CCI jouant un rôle de conseiller et de catalyseur. Avantages attendus Les artisans constituent une grande partie de la main-d'uvre dans beaucoup de pays en développement. Les petites entreprises artisanales, pilier central de l'activité artisanale, devraient être les premières à bénéficier de l'application de la Recommandation de l'OMD. Codifier séparément les produits issus de l'artisanat dans le cadre du commerce international et de la nomenclature douanière peut:
Vu les avantages d'une codification distincte pour les entreprises et les producteurs d'artisanat, le CCI conseille vivement aux gouvernements de suivre la Recommandation de l'OMD. Les bons résultats de la mise en pratique de la Recommandation apporteront les fondements pour une identification spécifique des produits de l'artisanat lors d'un nouveau cycle de révision du SH, de manière à obtenir une harmonisation étendue dans le monde entier. II. LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS PORTANT LE LABEL "PRODUIT CULTUREL DE DEVELOPPEMENT®"
La Chambre des Beaux-Arts de Méditerranée a le choix entre deux possibilités : soit établir un partenariat avec les magasins existants, soit créer elle-même son propre circuit de vente. Notons à cet égard qu'il n'existe pas en France de magasins spécialisés dans la vente de produits artisanaux issus de pays méditerranéens et que dans les boutiques existantes, ceux-ci ne représentent qu'une faible part par rapport aux produits en provenance d'Afrique, d'Amérique Latine ou encore d'Asie.
Solidar'Monde
est une entreprise créée fin 1984 sur l'initiative de la Fédération
Artisans du Monde. Elle a pour objet de commercialiser en France des produits
provenant des pays du Tiers Monde : c'est une centrale d'importation et de distribution.
La gamme de produits représente environ 1500 références en
artisanat et une centaine en alimentaire. Le chiffre d'affaires est de 20 millions
de francs (pour 1999 et 2000), l'artisanat représentant 52 % du CA : EFTA : European Fair Trade Association
Créée en 1974, Artisans du Monde est une association loi 1901 de solidarité internationale qui travaille à l'instauration d'échanges commerciaux plus justes entre les pays du Nord et du Sud, afin de donner aux producteurs du Tiers-Monde les moyens de vivre dignement de leur travail. Artisans du Monde importe, par le biais de sa centrale d'achat Solidar'Monde, des produits artisanaux et alimentaires en provenance d'une centaine de groupements de producteurs, originaires d'une quarantaine de pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine.
Andines est une entreprise européenne née en 1987 et dont le siège est en France. Andines importe quelques 2000 produits, en provenance de 200 ateliers, coopératives et associations d'artisans et de paysans, choisis selon leurs critères pour un commerce équitable et solidaire, et répartis dans 14 pays.
Artisanat SEL est issue du Service d'Entraide et de Liaison (S.E.L.), une association de solidarité internationale créée en 1980 par l'Alliance Evangélique Française. Artisanat SEL est une association sans but lucratif, basée sur le même fondement que le S.E.L., mais oeuvrant au niveau commercial.
SIRA KURA importe d'Afrique et distribue en France des produits d'artisanat
utilitaires ou de décoration intérieure. Sira Kura travaille
actuellement avec une quinzaine d'artisans maliens (ou regroupements d'artisans)
dans une optique de commerce équitable. Ils commercialisent des
produits entièrement faits main, naturels, utilisant des techniques
de fabrication traditionnelles et des matières premières
locales, chargés de sens et d'histoire.
RECOMMANDATION DU 7 JUILLET 2000 DU CONSEIL DE COOPERATIONDOUANIERE*
RELATIVE A L'INSERTION DANS LES NOMENCLATURES STATISTIQUES NATIONALES DE SOUS-POSITIONS
DESTINEES A FACILITER LE RECUEIL ET LA COMPARAISON DE DONNEES COMMERCIALES CONCERNANT
LES PRODUITS FABRIQUES A LA MAIN PRENANT
ACTE que le Système harmonisé a été largement adopté
par les pays et les Unions douanières ou économiques, |
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